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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Le Zohar














Première édition du Zohar, publiée en 1558







Le Zohar

La torah et son habit
Le Zohar « livre de la Splendeur » constitue le livre central de la mystique juive. Il pose qu’il existe deux niveaux de lecture de la Torah, le niveau exotérique
(extérieur) qui constitue un habit, et un niveau ésotérique (caché) qui révèle le vrai sens du texte.

Le Zohar est attribué traditionnellement à Rabbi Simon bar Yohaï (IIe siècle).
Le grand spécialiste de la cabale, Gershom Scholem (1897-1992) a remis en cause cette théorie considérant l’espagnol Moïse de Léon, comme l’auteur. Il est possible que ce dernier soit le compilateur de sources plus anciennes.
Le Zohar, et la cabale en général, présentent des thèmes nouveaux par rapport aux enseignements talmudiques,tel l’arbre séphirotique ou le guilgoul « la réincarnation des âmes».

Zohar Paracha Béaâlotékha page 152 a
La Torah possède un corps constitué par les commandements de la Torah, appelés « corps de la Torah » ; ils sont recouverts d’habits qui sont les récits qui se déroulent dans ce monde. Les sots de ce monde ne voient que cet habit constitué par le récit de la Torah, sans en savoir plus ; et ils ne voient pas ce qui est sous l’habit. S’il en savait plus, ils ne regarderaient pas l’habit, mais le corps qui est sous l’habit.akadem


Rav Michael Leitman

sur media-vision

Le Zohar, le livre de la Kabbale par excellence fut scellé immédiatement après sa rédaction, fermé à des milliers tours de clé puis disparu de la surface de la terre pendant plusieurs siècles.

L'histoire du livre du Zohar commence dans une petite grotte sombre à Pikiin en Galilée occidentale, il n’y a pas moins de deux mille ans. C’est là que se cachent de l’empereur romain, Rabbi Shimon Bar- Yochaï et son fils, Rabbi Eliezer. Pendant treize ans ils se préparent à la rédaction du livre. Jour et nuit, ils approfondissent les mystères du Monde Supérieur, s’élèvent aux plus hauts degrés spirituels et clarifient ce qui par la suite sera écrit dans la livre du Zohar. Dans leur coeur une seule et unique pensée: le temps est venu de dévoiler les secrets de la création au monde.


Les années passent rapidement, Rabbi Shimon et son fils complètent les réparations qu’ils avaient à faire et quittent la grotte. Cependant pour écrire le livre du Zohar, Rabbi Shimon a besoin de réunir autour de lui des étudiants avec lesquels il pourra «faire descendre» la Lumière Supérieure sur le monde. Lui-même est déjà parvenu à un degré spirituel trop élevé lui ayant fait perdre la faculté d’expliquer ce qu’il a découvert dans la langue des hommes. Très rapidement, il réunit autour de lui les plus grands kabbalistes de l’époque : dix kabbalistes pour dix Sefirot. L’endroit pour étudier est une petite grotte de Galilée, faisant face aux monts de la ville de Safed. Par leur union ils créèrent une sorte de structure spirituelle commune par laquelle Rabbi Shimon fait passer la Lumière Supérieure au monde. Toutefois les propos de Rabbi Shimon étaient si élevés et si impénétrables qu’ils deviennent incompréhensibles au reste de l’humanité. Comment alors transmettre cette sagesse aux générations suivantes ?


Le premier code de l’histoire «C’est ainsi que je fixe les choses, Rabbi Abba notera et Rabbi Eliezer mon fils, enseignera oralement et le reste des amis s’exprimeront dans leur coeur…. » (Livre du Zohar, Parashat HaAzenou) Parmi les étudiants de Rabbi Shimon Bar-Yochaï, se trouvait un kabbaliste doté d’un talent particulier, son nom était Rabbi Abba. Il était le seul sachant écrire les paroles de son professeur pour qu’elles soient dévoilées et cachées simultanément. Ce qu’il entendit de son maître était écrit pour n’être comprise que par une personne étant prête et celle qui ne l’était pas, s’imaginait uniquement ce que contenait le livre. .Le livre du Zohar nomme ce talent particulier «la découverte en secret» (Gilouï Be Razé).


Mille huit cent ans plus tard, le Baal HaSoulam écrira à son propos : «Rabbi Abba savait organiser les choses de façon qu’elles ne soient découvertes dans toutes leur complétude qu’à ceux qui méritaient de les comprendre et elles seraient hermétiques et scellées pour celles qui ne méritaient pas de les comprendre» (Introduction générale au livre Panim Méirot ve Masbirot, §1) Un ouvrage particulier De nombreux livres ont été écrits avant le livre du Zohar, et des milliers après sa rédaction, néanmoins jamais aucun livre n’a été écrit avec une telle force spirituelle cachée. Le Zohar décrit la réalité spirituelle, éternelle et parfaite qui se trouve au-delà des limites du temps et de lieu, cependant, «notre langage humain est trop pauvre pour trouver une expression fidèle et suffisante pour interpréter une chose de ce livre» comme l’écrit le Baal HaSoulam.



S’il en est ainsi, quelle est la clé qui nous aidera à percer les secrets du livre du Zohar ? Comment découvrir le trésor qu’ont enfoui pour nous Rabbi Shimon Bar-Yochaï et ses élèves ? Le Baal HaSoulam nous apporte la méthode : «pour comprendre les propos du Zohar HaKadosh, il faut un homme dépourvu d’amour propre. Ce n’est que de cette façon que l’on peut comprendre son authenticité, ce que le livre du Zohar veut exprimer. Sinon, vous trouverez des klipot (écorces) qui cachent et entravent l’authenticité des paroles du Zohar» (Shamati, §89) Les verrous cèdent «J’ai appelé ce commentaire par le nom «d’échelle», car le rôle de mon commentaire est comme celui de toute échelle, et si vous avez une grenier remplit de bonnes choses, mais qu’il ne vous manque que «l’échelle» pour y accéder, alors tous les délices du monde seront entre vos mains» (Introduction au livre du Zohar, lettre 58). Le commentaire du Baal HaSoulam sur le Zohar fut vraiment le projet d’une vie.



Il prit le Livre qu’a écrit Rabbi Shimon Bar-Yochaï et en rédiga le commentaire le plus compréhensible qui soit. Ses proches ont rapporté qu’il travailla sur cette oeuvre jusqu’à dix huit heures par jour et ne s’octroyait que peu de repos. Ainsi, lettre après lettre, mot après mot, années après années, le rêve prit forme et devint réalité: le Zohar et par la même occasion, la Kabbale devient accessible à tous, sans aucune condition préalable. Le commentaire du Baal HaSoulam traduit l’araméen du Zohar en hébreu et explique les propos de Rabbi Shimon Bar-Yochaï dans la langue des Sefirot, transformant le langage obscur du Zohar en une source de vie nous permettant d’avoir un lien avec les écrits kabbalistiques. Le livre qui fut verrouillé à mille tours de clé par Rabbi Shimon est désormais ouvert à tous. Ce qu’il nous reste à faire est de le prendre et de gravir avec lui l’échelle menant à la spiritualité, vers les secrets les plus cachés et enfouis dans le livre du Zohar.

Zohartraduction Jean de Pauly
S'adressant à son fils, Rabbi Siméon dit : Éléazar, mon fils, continue à expliquer le verset, afin que soit dévoilé le mystère suprême que les enfants de ce monde ne connaissent pas encore. Rabbi Éléazar garda le silence. Prenant alors la parole, Rabbi Siméon dit : Éléazar, que signifie le mot « Éléh » (= Cela) ? Il ne peut pas désigner les étoiles et autres astres, puisqu'on les voit toujours et puisque les corps célestes sont créés par « Mâ », ainsi qu'il est écrit : « Par le Verbe de Dieu, les cieux ont été créés. » Il ne peut pas non plus désigner des objets secrets, attendu que le mot « Eléh » ne peut se rapporter qu’à des choses visibles. Ce mystère ne m'avait pas encore été révélé avant le jour où, comme je me trouvais au bord de la mer, le prophète Élie m'apparut. Il me dit : Rabbi, sais-tu ce que signifient les mots : « Qui (Mi) a créé cela (Eléh) ? » Je lui répondis : le mot « Eléh » désigne les cieux et les corps célestes ; l'Écriture recommande à l'homme de contempler les œuvres du Saint, béni soit-il, ainsi qu’il est écrit : « Quand je considère tes cieux, œuvre de tes doigts, etc. », et un peu plus loin : « Dieu, notre maître, que ton nom est admirable sur toute la terre. » Élie me répliqua : Rabbi, ce mot renfermant un secret a été prononcé devant le Saint, béni soit-il, et la signification en fut dévoilée dans l'École céleste ; la voici : lorsque le Mystère de tous les Mystères voulut se manifester, il créa d'abord un point, qui devint la Pensée divine ; ensuite il y dessina toutes espèces d'images, y grava toutes sortes de figures et y grava enfin la lampe sacrée et mystérieuse, image représentant le mystère le plus sacré, œuvre profonde sortie de la Pensée divine. Mais cela n'était que le commencement de l'édifice, existant sans toutefois exister encore, caché dans le Nom, et ne s'appelant à ce moment que « Mi ». Alors, voulant se manifester et être appelé par son nom, Dieu s'est revêtu d'un vêtement précieux et resplendissant et créa « Eléh » (Cela), qui s'ajouta à son nom. « Éléh », ajouté à « Mi » renversé, a formé « Élohim ». Ainsi, le mot « Élohim » n'existait pas avant que fût créé « Eléh ». C’est à ce mystère que les coupables qui adorèrent le veau d'or firent allusion lorsqu'ils s'écrièrent : « Éléh » est ton Dieu, ô Israël.

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