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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Brisure des Vases



















Le deuxième tsimtsoum : le rayon de lumière

Que se passe-t-i1 après le tsimtsoum ? D'un côté, l'infini ne peut réintégrer l'espace, car i1 annulerait la possibilité de la création, d'un autre côté, s'il ne se passe rien, le monde n'est pas créé ! Les kabbalistes proposent une seconde phase du tsimtsoum ou I'infini réintègre bien l'espace vide, mais sous la forme contractée d'un rayon de lumière-énergie à partir duquel les mondes vont être créés. Ce rayon s'appelle le qav. La lumière pénètre dans l'espace vide sous forme d'énergie-lumière et elle devient matière sous la forme de dix réceptacles, auxquels la kabbale a donné Ie nom de sefirot, qui vont accueillir et contenir la lumière. La lumiere qui a créé ces sefirot les remplit successivement. Elle atteint la première sefira qui, une fois remplie, transmet la lumière en surplus a la sefira suivante. La lumière ainsi entrée sous la forme d'un rayon va être à l'origine de la création des mondes et des forces qui y seront à l'ceuvre.

La chevira - la brisure des vases

La deuxième étape du processus de la Création dans la kabbale de Louria se nomme chevirat kelim OU "brisure des vases': Apres le tsimtsoum, la lumiere divine jaillit dans l'espace vide sous forme d'un rayon en ligne droite. Cette lumière se nomme adam qadmon, c'est-à- dire l'"homme primordial". L'adam qadmon n'est rien d'autre qu'une première figure de la lumière divine qui vient de l'essence de l'en sof (infini) dans l'espace du tsimtsoum, non pas de tous côtés, mais comme un rayon dans une seule direction.
Au départ, les lumières émanées étaient équilibrées, c'est-à-dire homogènes (or yachar, veor hozere), puis les lumières qui jaillirent des yeux de l'homme prirnordial émanèrent selon un principe de séparation, atomisées ou punctiformes (olam haneqoudim).
Ces lumières étaient contenues dans des vases solides. Quand ces lumières en émanèrent, leur impact se révéla trop fort pour leurs récipients qui, ne pouvant plus les contenir, éclatent. La majeure partie de la lumiere libérée remonta à la source supérieure, mais un certain nombre d"'étincel1es" demeurerent collées aux fragments des récipients brisés. Ces fragments, de même que les "étincelles" divines qui y adhéraient, "tombèrent" dans I'espace vide. 11s y donnèrent naissance, à un moment donné, au domaine de la qlipa, c'est-à-dire d'"écorce" ou la "coquille" que la terminologie kabbaliste nomme l'"autre côté".

L'Exil

La "brisure des vases" introduit dans la Création un déplacement. Avant la brisure, chaque élément du monde occupait une place adéquate et réservée : avec la brisure, tout est désarticulé. Tout est désormais imparfait et déficient, en un sens, "cassé" ou "tombé': Toutes les choses sont "ailleurs": écartées de leur place propre, en exil.. . Insistons sur cet aspect fondamental de l'explication de Louria. Les termes essentiels sont ici les mots "exil" et "étincelle': Les étincelles de sainteté sont tombées dans le monde et sont entourées par des écorces qui empêchent de les atteindre.
Le travail de l'homme sera de les briser. L'exil n'est plus seulement celui du peuple d'Israë1, mais d'abord l'exil de la présence divine dès l'origine de l'univers. Ce qui advient dans le monde ne peut être que l'expression de cet exil primitif et essentie1 (on serait tenté de dire ontologique). Que la présence divine, la chekhina, soit ontologiquement en exil est une idée révolutionnaire et hardie. Toute l'imperfection du monde s'explique par cet exil.
L'importance historique de ces idées est évidente. Elles fournissent une réponse immédiate au problème le plus important de l'époque : l'existence d'Israël en exil. Le système de Louria donne aux juifs l'assurance qu'ils ne sont pas les seuls concernés par leurs souffrances mais que celles-ci contiennent un mystère profond. L'amère expérience d'Israël n'est que le symbole, fut-il douloureux et concret, d'un conflit au coeur de la Création. Cette explication kabbaliste est d'une originalité saisissante dans la mesure ou elle ne considère pas l'exil uniquement comme une épreuve pour la foi, ni comme une punition pour les fautes, mais avant tout comme une mission.
Le but de cette mission est d'élever les étincelles saintes dispersées, et de libérer la lumière divine et les âmes saintes du domaine de la qlipa, que représentent sur un plan terrestre et historique la tyrannie et l'oppression.

louriaouaknin - Mystères de la kabbale

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