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AVERTISSEMENT

Amis lecteurs
Je ne fais ce Blog que pour vous faire decouvrir les tresors du Judaisme
Aussi malgre le soin que j'apporte pour mettre le nom de l'auteur et la reference des illustrations sur tous ces textes , il se pourrait que ce soit insuffisant
Je prie donc les auteurs de me le faire savoir et le cas echeant j'enleverais immediatement tous leurs textes
Mon but etant de les faire connaitre uniquement pour la gloire de leurs Auteurs

Guematria



             Les 22 lettres de l'Alphabet Hebraique


                               Les différentes méthodes


                               La guematria


La Guematria se fonde sur la valeur numérique des lettres pour, au moyen d’opérations arithmétiques, découvrir d’autres mots et proposer ainsi une méthode d’ exégèse biblique.



Les principales méthodes de guematria


La guematria simple : c’est une traduction des mots en chiffres et en nombres selon le tableau de correspondance (voir ci-dessus)

• La guematria simple déployée : Il s’agit de donner une valeur numérique à toutes les lettres nécessaires à la prononciation du mot. Prenons l’exemple de la lettre « yod », dixième lettre de l’alphabet, elle peut s’écrire « y » (forme simple) ou « yod » (forme déployée). Dans le premier cas, la valeur numérique est de 10 tandis que dans sa forme déployée, elle est de 20 (yod-vav-dalèt ; 10 + 6 + 4)

La petite guematria : Elle utilise les mêmes valeurs numériques que la guematria classique mais ne tient compte que du niveau des unités. Ainsi, par exemple, 10 et 100 deviennent 1 ; comme 20 et 200 sont 2 ; 30 et 300 sont 3 etc…

La guematria dynamique cumulative (riboua) : cette méthode prend en compte le fait qu’un mot est une construction lettre à lettre selon différentes étapes successives qui ont chacune un sens en elle-même. C’est voir le mot et le monde, non dans ce qu’il est, mais dans sa constitution. Comme cette guematria a été faite à l’origine sur les noms de Dieu, notamment sur le Tétragramme composé de quatre lettres, cette guematria cumulative dynamique se nomme en hébreu « riboua », la « quadrature » (de la racine « arba » qui veut dire « quatre »).
Pour comprendre, un exemple en français, le mot « enfant » que l’on peut déployer dans toutes les étapes de son écriture ainsi :

E
EN
ENF
ENFA
ENFAN
ENFANT 

Chacune des lettres ou chacun des parties de mots ainsi obtenus donnera une valeur numérique qui sera ensuite additionnée pour obtenir cette valeur dynamique cumulative.

La guematria différentielle : cette méthode consiste à calculer le différentiel entre les valeurs numériques de deux lettres ou deux mots…

Autres méthodes de guematria

La guematria selon l’ordre alphabétique (guematria Sidouri) : cette méthode, peu usitée, consiste à donner aux lettres la valeur de la place qu’elles « occupent » dans l’alphabet. Ainsi, aleph est 1 et kaf est 11 et non pas 20 comme dans la guematria classique.

La guematria de permutation (AT-BaCh) : dans un ouvrage intitulé Midrach Tanaïm, un tableau de correspondance aurait été révélé à Moïse au mont Sinaï, dans lequel la première lettre de l’alphabet hébraïque, le aleph, est interchangeable avec la dernière, le tav ; et la seconde, le bèt, avec l’avant-dernière, le chin. Ces permutations s’appellent le AT-BaCh, selon les initiales des quatre premières lettres en jeu dans les permutations…
Ainsi, le premier mot de la Bible, Beréchit, devient Chagouabama. Ce mot ne veut rien dire mais il offrira une nouvelle guematria qui sera une ouverture à des réflexions importantes. Il faut préciser que pour la mystique, le fait qu’un mot ne veuille rien dire est une porte vers la possibilité de se détacher des ancrages de ce monde et d’ainsi atteindre d’autres niveaux de conscience

La guematria de permutation (El-BaM) : le Midach Tanaïm rapporte un autre tableau de  correspondances, lui aussi, révélé au Sinaï. Le principe est identique au système de permutation précédent, mais le aleph y est couplé avec le lamèd, et le bèt avec le mèm, d’où l’expression El-BaM. En fait le AT-BaCh et le El-BaM sont deux variantes de la même idée.
L’alphabet de 22 lettres est divisé en deux parties de 11 lettres chacune. On écrit verticalement les premières onze lettres, de aleph à kaf, puis on couple les onze secondes lettres, une fois en commençant par la fin, du
tav au lamèd, et une fois selon l’ordre naturel de l’alphabet, du lamed au tav

La guematria par saut de niveau dans la structure alphabétique (AYaQ BaKhaR)
Les lettres sont réparties selon trois niveaux (les unités, les dizaines, les centaines).
Par cette règle révélée au Sinaï, il est possible dans un mot, de permuter les lettres selon le second ou le troisième niveau, ce qui donnera des mots et des valeurs numériques différents…

Le Kollel (l’ajout à la valeur usuelle) : Il arrive souvent que l’on ajoute « 1 » à la valeur numérique d’un mot ou d’une expression. Cette méthode se nomme « guematria im hakollel » c’est-à-dire « avec inclusion »
 Selon Rabbi Eisik Havè, le disciple du Gaon de Vilna, cet ajout s’explique par le fait que la racine du mot est
étroitement liée à sa source supérieure.

Source : Marc-Alain Ouaknin, « les mystères de la Kabbale » 
akadem

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